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Scientific Data Systems
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Scientific Data Systems (SDS) était un constructeur américain d'ordinateurs militaires, puis civils, monté en gamme au cours des années 1960. Il est fondé en septembre 1961 à Santa Monica, peu aprÚs la percée du rival Control Data Corporation, par une quinzaine de cadres de Packard Bell et Bendix, parmi lesquels Max Palevsky, Arthur Rock et Robert Beck, travaillant avec succÚs sur l'ordinateur PB250, partis rejoindre l'équipe qui avait conçu la série IBM 360, puis travaillé pour RCA à concevoir le Spectra 70.

Contents


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Création

Max Palevsky estimait que 10% du marché était totalement négligé par les autres constructeurs. Grùce à ses contacts à l'université Chicago, il a réussi avec une quinzaine d'associés à lever 1 million de dollars auprÚs d'Arthur Rock et de la famille propriétaire de Sears Roebuck. Il souhaitent fabriquer des ordinateurs professionnels de plus petite taille et moins chers, mais mieux conçus, pour concurrencer IBMcite-ref-brookecrotherscnet-1-0[1].

Arthur Rock, banquier new-yorkais Ă  une Ă©poque oĂč le capital risque n’existait pas, avait dĂ©jĂ  aidĂ© en 1957 huit jeunes ingĂ©nieurs de l’industrie des semi-conducteurs dans leur crĂ©ation de Fairchild Semiconductor, en quittant "leur autocrate de patron", William Shockley, qui avait participĂ© chez AT&T Ă  l'invention du transistor, dĂ©couverte pour laquelle il partagea le prix Nobel en 1956 juste avant de s’installer en Californie, Ă  Mountain View (Californie), afin d’y ouvrir le laboratoire Shockley sur les semi-conducteurscite-ref-jacomy-2-0[2], pour les premiers composants en semi-conducteurs au silicium dans ce qui allait devenir par la suite la Silicon Valley. prĂšs de sa ville natale de Palo Altocite-ref-3[3]cite-ref-4[4]cite-ref-5[5].

Arthur Rock sera quelques années aprÚs, en 1968, le cofondateur et premier président d'un nouveau fabricant de circuits intégrés, le futur géant des puces électroniques Intel, et lors de la décennie suivante l'un des premiers investisseurs dans Apple lors de sa fondation en 1976. Max Palevsky, cofondateur de SDS sera aussi l'un des premiers investisseurs dans Intel, en utilisant le produit de la cession de ses actions SDS, dont la valeur a été multipliée par 900 en sept ans et demicite-ref-brookecrotherscnet-1-1[1].

À Wall Street, l'action Scientific Data Systems a progressĂ© de 42% entre octobre 1966 et le 24 fĂ©vrier 1967cite-ref-timesds-6-0[6], Ă  84,50 dollars l'actioncite-ref-timesds-6-1[6], pour une capitalisation boursiĂšre proche de 155 millions de dollarcite-ref-timesds-6-2[6]s. Le cofondateur Max Palevsky, qui avait investi 60000 dollars en 1961cite-ref-timesds-6-3[6] contrĂŽle alors encore 15% du capital pour une valeur de 27 millions de dollarscite-ref-timesds-6-4[6] qui deviendra 100 millions lors de la cession Ă  Xerox en mai 1969.

Premiers succĂšs

Premier ordinateur en 1962 et positionnement

D'abord orienté vers les applications militaires, SDS a fourni des machines à la NASA américaine dans les années 1960, livrant son premier ordinateur en 1962, avec 150 employés dans un petit bùtimentcite-ref-dessauer-7-0[7], se concentrant sur le "petit marché scientifique, autrefois négligé"cite-ref-timesds-6-5[6], avec des "modÚles étonnamment peu coûteux"cite-ref-timesds-6-6[6] en cherchant à "optimiser" sa stratégie sur "un petit secteur du marché"cite-ref-timesds-6-7[6] avec les premiers systÚmes commerciaux basés sur le siliciumcite-ref-8[8] plutÎt que le germaniumcite-ref-9[9].

Premiers conducteurs de silicium immunisés contre la température

Le ministĂšre de la DĂ©fense amĂ©ricain (MOD) est l'autre grand client de SDS pour l’avionique, les missiles et les applications spatialescite-ref-strassmann2008-10-0[10]. SDS fut ainsi le premier Ă  ne travailler qu'en silicium, "le gouvernement l'exigeant quel que soit le coĂ»t"cite-ref-strassmann2008-10-1[10], avec en contrepartie une excellence en temps partagĂ©, l'amenant Ă  adopter ensuite les premiĂšres versions d'UNIX systĂšme d’exploitation Ă©galement souhaitĂ© par le MOD. Il est ainsi le premier fabricant Ă  proposer exclusivement des conducteurs de silicium immunisĂ©s contre la tempĂ©raturecite-ref-timesds-6-8[6], permettant aux ordinateurs d’ĂȘtre utilisĂ©s Ă  l’extĂ©rieur de piĂšces spĂ©cialement Ă©tanches et climatisĂ©escite-ref-timesds-6-9[6] et devient "le premier fournisseur de puissance" sur le crĂ©neau spĂ©cifique des "calculs complexes en temps rĂ©el" grĂące aux "capacitĂ©s en temps rĂ©el Ă  soutenir de multiples terminaux et capteurs", requis par la sĂ©curitĂ© nationalecite-ref-strassmann2008-10-2[10].

Leadership sur le temps partagé

"Rapides et optimisĂ©es autour d’applications temps rĂ©el" ses machines profitaient par ailleurs de "nombreuses fonctionnalitĂ©s innovantes", que IBM "n’a pas pu Ă©galer" Ă  temps, telles que la disque d’accĂšs alĂ©atoire rapide (RAD) pour l’échange de mĂ©moire virtuelle" et auxquelles Tymshare et Comshare ont fait appel, se ralliant au leadership de SDS sur le temps partagĂ©, IBM y voyant "un marchĂ© de niche instable", il ne l'y suit pas.

Ce positionnement gĂ©nĂšre la "nouvelle architecture audacieuse" du Sigma 7cite-ref-strassmann2008-10-3[10], "un ordinateur capable de communiquer" et dotĂ© d'une forte "capacitĂ© de mĂ©moire virtuelle"cite-ref-strassmann2008-10-4[10], au coĂ»t abordable grĂące au temps partagĂ©cite-ref-strassmann2008-10-5[10]. Les cadres qui l'ont pensĂ© viennent de l’UCLA de Berkeley, "un Ă©tablissement notoirement non-conformiste"cite-ref-strassmann2008-10-6[10]. Le quartier gĂ©nĂ©ral de la SDS n'a "pas d’ascenseur pour encourager la mobilitĂ© physique"cite-ref-strassmann2008-10-7[10] et la patron arrive au travail dans une "rĂ©plique de taxi londonien"cite-ref-strassmann2008-10-8[10].

L’industrie des semi-conducteurs dĂ©pend Ă  ses dĂ©buts "presque entiĂšrement de contrats gouvernementaux" visant Ă  assurer visibilitĂ© et baisse des prixcite-ref-scaruffi-11-0[11]. Seymour Cray, cerveau de Control Data Corporation (CDC), a parrainĂ© des recherches chez Fairchild Semiconductorcite-ref-scaruffi-11-1[11], qui ont abouti en juillet 1961 Ă  un transistor en silicium plus rapide que n’importe quel autre en germaniumcite-ref-scaruffi-11-2[11]: son nouveau "super-ordinateur", le CDC 6600, rĂ©unira prĂšs de 600 000 transistors Fairchild Semiconductorcite-ref-scaruffi-11-3[11]. La sĂ©rie Micrologic de circuits intĂ©grĂ©s Fairchild Semiconductor a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au salon de New York en mars 1961cite-ref-davidlaws-12-0[12] et le concurrent Texas Instruments, selon son ingĂ©nieur Bob Bergman, a "dĂ©cidĂ© de rattraper la technologie" prĂ©sentĂ©e dans "un dĂ©lai six mois", y parvenant dĂšs novembre 1961. Entre-temps, la NASA est chargĂ©e par le prĂ©sident Kennedy en aoĂ»t 1961 de la mission Apollocite-ref-scaruffi-11-4[11] pour envoyer un homme sur la lune. Elle commande en 1962 un ordinateur numĂ©rique de guidage basĂ© sur la sĂ©rie Micrologic de Fairchildcite-ref-scaruffi-11-5[11]. D’autres fournisseurs, dont Motorola et Philco, ont copiĂ© la ligne Fairchild Semiconductor sous le nom gĂ©nĂ©rique RTL. Puis en 1964 la NASA fait de Philco un gĂ©ant des semi-conducteurs, ce qui lui permet d’acheter General Microelectronics. En 1964 aussi, les laboratoires Lawrence Livermore imaginent Octopus, futur rĂ©seau de superordinateurs, le CDC6600s acquis en 1964 en attendant le CDC7600 de 1969cite-ref-scaruffi-11-6[11]. Il sera lancĂ© en 1968, permettant l’accĂšs Ă  plus d’un millier de terminaux distantscite-ref-scaruffi-11-7[11].

En 1965, RCA et SDS introduisent les premiers ordinateurs fabriquĂ©s avec des circuits intĂ©grĂ©s : le Spectra 70 de RCA et le SDS 925cite-ref-scaruffi-11-8[11]. Le prix des circuits intĂ©grĂ©s Ă©tant divisĂ© par cinq entre 1961 et 1971, il devient intĂ©ressant d'en intĂ©grer dans des ordinateurs commerciauxcite-ref-scaruffi-11-9[11]. TI entre lui sur le marchĂ© industriel en 1966 avec la sĂ©rie SN7400, qui dĂšs 1967 est suivie par National Semiconductor, s'installant Ă  Santa Clara, en Californie, et ajoutant les procĂ©dĂ©s Tri-State inventĂ©s par Dale Mrazek, tandis que Motorola, Signetics, Sprague et d’autres fournisseurs ont suivi.

L'ordinateur SDS 940, livré en juillet 1966, a été le premier conçu spécifiquement pour l'informatique en ligne et sera le premier connecté à Arpanet en octobre 1969 au Stanford Research Institute. Son systÚme d'exploitation a été créé en septembre 1966 grùce à la collaboration des chercheurs de l'université de Californie à Berkeley, avec ceux de l'entreprise de temps partagé Tymshare et avec Richard Crandall de Comshare, société qui arrive peu aprÚs à lever à deux millions de dollars d'obligations convertibles auprÚs de la famille Weyerhaeuser puis à entrer en Bourse dÚs 1968cite-ref-13[13]cite-ref-14[14].

Tymnet, réseau commuté basé sur le SDS 940, a été développé en 1968 chez Tymshare à Los Altos, ex-codé par Laroy Tymes et d'autres ex-employés des laboratoires Lawrence Livermore.

En 1968, le projet d’hypertexte dirigĂ© par Andries van Dam Ă  l’universitĂ© Brown, originaire des Pays-Bas, et appelĂ© Ă  l’origine Hypertext Editing System Ă  partir de l’idĂ©e de son vieil ami du Swarthmore College, Ted Nelson, a donnĂ© naissance au systĂšme d’hypertexte graphique FRESS pour l’IBM 360.

SDS a enregistré au cours de cette année 1966 des ventes de 55,5 millions de dollars et des bénéfices de 4,3 millions de dollars, en hausse de 27 % par rapport à 1965cite-ref-timesds-6-10[6], ayant bùti sa cinquiÚme usine au cours de l'année et embauché pour porter son effectif à 2 900 personnescite-ref-timesds-6-11[6], mais ayant vu aussi cette croissance faire gonfler sa dette de 2 à 16 millions de dollarscite-ref-timesds-6-12[6], processus aussi subi par Control Datacite-ref-timesds-6-13[6]. Cette année 1966 voit aussi Univac, de Sperry Rand, et la division ordinateurs de Honeywell dégager enfin des profits significatifscite-ref-timesds-6-14[6].

En France, la CAE et Intertechnique vendent sous licence des calculateurs SDScite-ref-aconithenriboucher-15-0[15].

Quand SDS est passé en 1966 à la série Sigma, son partenaire français, la CII, alors en cours de création, a annoncé la série 10000, réunissant le calculateur d'origine française CAE 10010, bas de gamme préexistant, le calculateur d'origine SDS rebaptisé CII 10020, bas de gamme américain et le gros calculateur SDS Sigma 7cite-ref-aconithenriboucher-15-1[15].

Gamme cumulant les applications de gestion et scientifiques

En plus de machines, destinĂ©es principalement aux marchĂ©s scientifiques et universitaires, mais "plus rapides et moins chĂšres" que celles des autres, Scientific Data Systems dĂ©ploie Ă  partir de 1967 une gamme d’ordinateurs cumulant Ă  la fois les applications dites "commerciales" (ou "de gestion") et scientifiquescite-ref-16[16].

L'esprit Sigma en décembre 1966

SDS dĂ©veloppe en 1966, et parvient Ă  le terminer fin dĂ©cembre, son premier ordinateur de 3e gĂ©nĂ©ration, le Sigma 7, qui sera vendu un million de dollarscite-ref-timesds-6-15[6] et peut servir plus de 200 utilisateurs simultanĂ©mentcite-ref-timesds-6-16[6], sur une base de temps partagĂ©cite-ref-timesds-6-17[6]. C'est le "premier de sa famille d’ordinateurs en temps rĂ©el", marquant "une Ă©tape importante dans le traitement hautement concurrentiel des donnĂ©es commerciales"cite-ref-timesds-6-18[6].

Cet ordinateur "de trĂšs belle architecture"cite-ref-17[17] est livrĂ© sans logicielcite-ref-18[18], car permettant aux clients d'y mettre le sien. Scientific Data Systems "facture sĂ©parĂ©ment l'encodage cobol" de son Sigma 7, pour les clients qui souhaitent ce servicecite-ref-lmjuin1969-19-0[19]. AprĂšs ce prĂ©cĂ©dent, IBM tient compte Ă  son tour "de l'importance prise au cours des derniĂšres annĂ©es par cet Ă©lĂ©ment immatĂ©riel du traitement Ă©lectronique de l'information"cite-ref-lmjuin1969-19-1[19] et propose aussi cette option en 1969, annĂ©e qui voit le chiffre d'affaires du secteur logiciel dĂ©passer celui du" secteur proprement industriel des ordinateurs"cite-ref-lmjuin1969-19-2[19]. Ses ordinateurs compĂ©titifs se veulent plus transparents sur leurs coĂ»ts Ă  un moment qui voit les utilisateurs aux États-Unis acheter plus souvent les ordinateurs "alors que lors des premiĂšres annĂ©es la location Ă©tait la rĂšgle". Environ 10000 des 60000 Ă  70000 en service en juin 1969 auraient ainsi Ă©tĂ© achetĂ©s estime Le Mondecite-ref-lmjuin1969-19-3[19], tendance aussi aidĂ©e par l'Ă©mergence d'une douzaine d'organisations spĂ©cialisĂ©es dans l'achat et la reventecite-ref-lmjuin1969-19-4[19].

Le Sigma 7 est en 1967 adopté par la CII pour en faire sa version, le CII 10070 puis l'améliorer avec l'Iris 50, et la transformer avec l'Iris 80.

Conçu avec plusieurs bus de mĂ©moire, afin que les modules de mĂ©moire puissent ĂȘtre accessibles Ă  partir de plusieurs processeurscite-ref-england-20-0[20], le Sigma 7 n'a Ă©tĂ© livrĂ© que lors des derniers jours de dĂ©cembre 1966cite-ref-england-20-1[20]. Les français de la CAE, qui se fondent au cours de l'annĂ©e 1967 dans la CII, sont alors intĂ©ressĂ©s par la construction d’un "multiprocesseur qui pourrait faire beaucoup de choses"cite-ref-england-20-2[20], approche intĂ©ressant un "certain nombre de sociĂ©tĂ©s Ă  l’époque"cite-ref-england-20-3[20], mais en raisonnant jusque-lĂ  sur l'idĂ©e ancienne qu'un seul processeur « Ă©tait en charge, en attribuant des choses aux autres »cite-ref-england-20-4[20]. La CII s'Ă©tait dĂ©cidĂ©e Ă  l'utiliser comme ordinateur de gestioncite-ref-lmnovembre1970-21-0[21], et elle avait entrepris, Ă  cet effet, de doter la machine d'un logiciel spĂ©cial, le systĂšme d'exploitation Siris 7cite-ref-lmnovembre1970-21-1[21], permettant de cumuler plusieurs fonctions, scientifiques et de gestion, sur un mĂȘme ordinateur, grĂące Ă  une puissance et une architecture adaptĂ©ecite-ref-lmnovembre1970-21-2[21].

SDS a en effet proposĂ© avec le Sigma 7 un "processeur anonyme" afin de "faire rĂ©flĂ©chir Ă  une façon diffĂ©rente de voir les choses"cite-ref-england-20-5[20], construite autour de la mĂ©moire et pas seulement des processeurs, car celle-ci est dĂ©sormais capable de "les alimenter tous"cite-ref-england-20-6[20], philosophie aussi dĂ©veloppĂ©e ensuite par Seymour Cray. Toute l’architecture du Sigma 7 a Ă©tĂ© conçue autour de ce concept et "les Français l’ont construite", malgrĂ© des problĂšmes de cloisonnement dans leurs Ă©quipescite-ref-england-20-7[20].

Le Sigma 7 est aussi "trÚs bien utilisé en process control dans certaines applications américaines"cite-ref-aconithenriboucher-15-2[15], mais "apparaitra vite beaucoup trop puissant pour cela" à une partie des clients françaiscite-ref-aconithenriboucher-15-3[15].

Achat par Xerox en mai 1969

Une valorisation record, pour transformer Xerox

Profitable dĂšs ses dĂ©buts, la sociĂ©tĂ© est rachetĂ©e en mai 1969 pour 920 millions de dollars par le gĂ©ant des photocopieuses Xerox, qui veut prendre un virage vers l'informatiquecite-ref-erasigma-22-0[22], ses brevets commençant Ă  tomber dans le domaine public. La fusion est rĂ©alisĂ©e par un offre d'Ă©change d’actionscite-ref-dessauer-7-1[7], nĂ©gociĂ©e en deux semainescite-ref-dessauer-7-2[7], avec l'aide de l'investisseur Arthur Rockcite-ref-23[23](en)cite-ref-24[24], selon les mĂ©moires de John Dessauer, ex patron de la recherche chez Haloid, sociĂ©tĂ© rachetĂ©e en 1938, Ă©crites avec le journaliste Oscar Schisgallcite-ref-25[25].

C'est la 4Úme plus grosse acquisition boursiÚre de la décennie, derriÚre deux opérations pétroliÚres. Considérée comme "prometteuse", cette fusion sera cependant pénalisée par une "mauvaise gestion"cite-ref-erasigma-22-1[22].

SDS produit des miniordinateurs et le laboratoire d’Engelbart est devenu le deuxiĂšme nƓud de l’Arpanet. Le 29 octobre 1969, un lien a Ă©tĂ© Ă©tabli entre les nƓuds du laboratoire de Leonard Kleinrock Ă  l’UCLA et le sien, formant la colonne vertĂ©brale du premier Internetcite-ref-rao-26-0[26]. Jack Goldman, le scientifique en chef de Xerox, a prĂ©sentĂ© en mai 1969 sa proposition pour un « laboratoire de systĂšmes et de sciences avancĂ©es »cite-ref-rao-26-1[26] et demandĂ© aux cadres de Xerox de l'engagercite-ref-rao-26-2[26].

Goldman a d’abord recrutĂ© des managers de talentcite-ref-rao-26-3[26]. Parmi eux, Bob Taylor, ancien directeur de l’ARPAcite-ref-rao-26-4[26]. Ensuite, dĂ©but 1970, George Pake accepte le poste de directeur du PARC et persuade Goldman de l’installer Ă  Palo Alto, en Californie, prĂšs de l’universitĂ© de Stanfordcite-ref-rao-26-5[26].

L’ARPA avait de son cĂŽtĂ© un budget de 14 millions de dollars pour la recherche en informatique, soit plus que les cinq premiers bailleurs de fonds rĂ©uniscite-ref-rao-26-6[26].

SDS venait de regrouper Ă  El Segundo des installations dispersĂ©es dans tout Santa Monica et Xerox disposait dĂ©jĂ  d’un centre de recherche Ă  Webster, banlieue de Rochester, dans l’État de New Yorkcite-ref-sachakrakowiakxerox-27-0[27], oĂč la mĂȘme annĂ©e Gary Starkweather y a inventĂ© la premiĂšres imprimante laser au monde, la Xerox 1200cite-ref-sachakrakowiakxerox-27-1[27]. Peter McColough, prĂ©sident de Xerox, se dit fin 1969, devant la sociĂ©tĂ© new-yorkaise des analystes financiers, dĂ©terminĂ© Ă  dĂ©velopper « l’architecture de l’information » pour rĂ©soudre les problĂšmes créés par l'« explosion du savoir » et demande Ă  son vice-prĂ©sident chargĂ© de la recherche de lancer un nouveau grand laboratoire, le Palo Alto Research Center (PARC), qui va en peu de temps inventer successivement l’ordinateur personnel, la souris, le traitement de texte et l’Ethernetcite-ref-erasigma-22-2[22]. Ainsi, en 1972, DEC et Xerox Data Systems (nouveau nom de SDS) lanceront en mĂȘme temps les premiers micro-ordinateurs, le le SDS-94 concernant SDS, mais dans un premier temps les coĂ»ts Ă©taient trop Ă©levĂ©s pour le grand publiccite-ref-28[28]. Le PARC est fondĂ© dĂšs juillet 1970 prĂšs de Los Angeles avec un petit noyau d'une vingtaine d'universitaires, dont la moitiĂ© de Berkeley Computercite-ref-ieeespectrum-29-0[29], petite entreprise d’ordinateurs centraux qui avait assurĂ© en 1968 la conception des nouvelles versions du SDS 940cite-ref-ieeespectrum-29-1[29].

Virage vers une informatique polyvalente

"Nous allons Ă©tendre les activitĂ©s de SDS Ă  des domaines d’activitĂ© gĂ©nĂ©raux", oĂč "se trouvent nos plus grandes opportunitĂ©s"cite-ref-dessauer-7-3[7], expliquait Ă  ses cadres le PDG de Xerox juste avant dĂ©voiler le rachat de SDS. Paul Strassmann un cadre informatique venu de l'agro-alimentaire, embauchĂ© l'avant-veillecite-ref-ohpaulstrassmann-30-0[30], se voit confier XDS, nouvelle branche informatique constituĂ©e de l'ex-SDScite-ref-31[31], pour monter une offre "grands systĂšmes" concurrente d'IBM pour les clients de Xeroxcite-ref-32[32] mais compatible avec les Ă©quipements IBM. Son sentiment est que "pour maintenir un multiple marchĂ© boursier Ă©levĂ©, il fallait une activitĂ© croissant deux fois plus vite que le PIB" ce qui ne serait pas le cas de l’activitĂ© photocopie, grosse "consommatrice de main-d’Ɠuvre"cite-ref-ohpaulstrassman-33-0[33]. Face au dĂ©part d'ingĂ©nieurs de SDS, il doit dĂ©baucher 70 hauts-cadres d'IBMcite-ref-odyssey-34-0[34] d'autant qu'on lui promet 5000 actions Xerox pour chacun des 39 ordinateur IBM remplacĂ© par un XDS dans le parc Xeroxcite-ref-odyssey-34-1[34], qui devient alors "un des plus grands acheteurs de lecteurs de disques compatibles" IBMcite-ref-strassmann2008-10-9[10] ce qui dope les ventes de plusieurs de ses fournisseurs, les sociĂ©tĂ© Memorex et Systems Dynamics Corporation, livrant des "lecteurs de bande de haute qualitĂ©"cite-ref-strassmann2008-10-10[10].

L'alliance avec la CII française

En 1969, SDS fait dĂ©jĂ  face Ă  une baisse des commandes militairescite-ref-ohpaulstrassmann-30-1[30] et s'activait Ă  un contrat avec la CII française, créée en 1967 dans le cadre du plan Calcul, pour dĂ©velopper un systĂšme d’exploitation, le Sigma, qui est rebaptisĂ© XOS (Xerox Operating System)cite-ref-strassmann2008-10-11[10]. Fin 1969, l'arrivĂ©e du XOS est vantĂ©e sur une double page du Wall Street Journalcite-ref-strassmann2008-10-12[10], car il permet de cumuler informatique de gestion, de calcul et de contrĂŽle industrielcite-ref-strassmann2008-10-13[10], SDS Ă©tant jusque-lĂ  absent de la premiĂšre. Afin d'Ă©pargner des embauches et coĂ»ts de logiciels Ă  Xeroxcite-ref-strassmann2008-10-14[10], vite confrontĂ© la fuite des cerveaux SDS, il sera livrĂ© en 1970, et dĂ©veloppĂ© via un nouveau contrat avec la CIIcite-ref-strassmann2008-10-15[10], dont le gouvernement français veut faire une "sociĂ©tĂ© d'ordinateurs de rĂ©seaux"cite-ref-strassmann2008-10-16[10].

Lors de ses nombreux voyages Ă  Paris Paul Strassmann doit faire face Ă  nombreux interlocuteurscite-ref-strassmann2008-10-17[10]. Lors des derniers, on lui demandera mĂȘme de s'associer au nouveau projet Minitel des PTT et de leurs satellitescite-ref-strassmann2008-10-18[10]. Contrairement aux pronostics de 1970-1971, XDS ne rejoint finalement pas Multinational Data, consortium basĂ© Ă  Bruxelles, unissant la CII française et Control Data afin de faire des Ă©conomies d'Ă©chelle dans les pĂ©riphĂ©riques, et les dĂ©veloppements logiciels. Fin 1970, Multinational Data est rejoint par ICL, qui venait d'ĂȘtre accusĂ© par son propre gouvernement d'ĂȘtre trop subventionnĂ© et favorisĂ© dans l'administration. Ray Curnow, consultant anglais Ă  l’OCDE, dĂ©clare en dĂ©cembre 1971 dans la presse qu'ICL, mal gĂ©rĂ©, "veut pousser du matĂ©riel, pas des applications", et de la "production" plutĂŽt qu'une "utilisation efficace de l’ordinateur", alors qu'il devient possible de surpasser IBM diffĂ©remment et que pour sauver l’industrie informatique britannique, le gouvernement devrait plutĂŽt choisir comme fournisseur SDS devenu XDS, qui est dans la dĂ©marche inverse, faciliter une grande diversitĂ© d'applicationcite-ref-datamation1271-35-0[35], susceptible de doper le croissance des utilisateurscite-ref-datamation1271-35-1[35], en s'appuyant sur "son architecture supĂ©rieure en termes de besoins futurs en tĂ©lĂ©coms et bases de donnĂ©es"cite-ref-datamation1271-35-2[35].

La nouvelle stratĂ©gie informatique de Xerox impliquait de se procurer en nombre des imprimantes, et gros lecteurs de bandes et disquescite-ref-strassmann2008-10-19[10] alors que CII et SDS, ex-sociĂ©tĂ©s d'automatisation de processus et de commandes militaires, Ă©taient peu habituĂ©es aux grosses opĂ©rations commerciales spĂ©cifiques Ă  l'informatique de gestioncite-ref-strassmann2008-10-20[10]. Un des principaux producteurs est alors IBM, pour son propre usage. Le recours Ă  ces pĂ©riphĂ©riques compatibles permettait de conserver les processeurs IBM, mais en veillant Ă  rĂ©duire le coĂ»t des loyers mensuelscite-ref-strassmann2008-10-21[10], XDS jugeant "excessives" les "marges bĂ©nĂ©ficiaires sur les pĂ©riphĂ©riques de marque IBM"cite-ref-strassmann2008-10-22[10]. Ainsi, Ă  partir de 1970, bon nombre de ces pĂ©riphĂ©riques de gestion sont dĂ©sormais achetĂ©s par XDS, "afin de rĂ©duire les frais de location" auprĂšs d'IBMcite-ref-strassmann2008-10-23[10], ce qui pĂšse sur la trĂ©sorerie et la rentabilitĂ© Ă  court terme de XDS. De plus, la conjoncture 1970 et 1971 est mauvaise dans ce secteurcite-ref-ohpaulstrassman-33-1[33] aprĂšs le boom de 1964 Ă  1969. General Electric sort de l'informatique en 1970, RCA en 1971, l'anglais ICL, entre en grandes difficultĂ©s, et IBM entre en conflit avec Xerox dĂšs avril 1970, moment oĂč il prĂ©pare aussi une autre contre-attaque visant Control Data, qu'il accuse d'avoir sollicitĂ©s "cinq constructeurs amĂ©ricains, huit europĂ©ens et trois japonais"cite-ref-avril1971-36-0[36], ainsi que "plus de treize gouvernements"cite-ref-avril1971-36-1[36], afin de afin de constituer le cartel Multinational Data avec ICL, principal constructeur britannique et la CII françaisecite-ref-avril1971-36-2[36].

MalgrĂ© la faible part du marchĂ© europĂ©en des trois premiers constructeurs europĂ©ens, CII, Siemens et Philips, 10 Ă  12%, ou 18 Ă  20 % avec ICLcite-ref-37[37], IBM mobilise alors "toute une armĂ©e de juristes"cite-ref-jublinibmcdc-38-0[38], menĂ©e "de main de maĂźtre" par Nicholas Katzenbach, procureur gĂ©nĂ©ral des États-Unis entre 1965 et 1968 dans l'administration du prĂ©sident Lyndon B. Johnson, poste Ă©quivalent Ă  celui de ministre de la justice amĂ©ricaincite-ref-jublinibmcdc-38-1[38]. Entrent alors en scĂšne 200 avocatscite-ref-barroux-39-0[39] et une Ă©quipe de 55 juristes payĂ©s par le groupecite-ref-barroux-39-1[39], avec des dizaines de millions de dollars de fraiscite-ref-barroux-39-2[39].

Conflit entre Xerox et IBM

Xerox s'inquiĂšte rapidement de la rĂ©action d'IBM Ă  son entrĂ©e sur le marchĂ© des grands systĂšmes d'autant que les concurrents DEC et Control Data gagnent eux aussi rapidement des parts de marchĂ©cite-ref-strassmann2008-10-24[10]. IBM rĂ©agit en contre-attaquant sur le terrain oĂč Xerox fait 95% de ses bĂ©nĂ©ficescite-ref-ohpaulstrassman-33-2[33]. DĂšs le 21 avril 1970, il annonce qu'il va bientĂŽt prĂ©senter le premier photocopieur de son histoire, moins rapide que le Xerox 660 (11 copies par minute) mais plus que le Xerox 914 (7 par minute). Xerox a immĂ©diatement annoncĂ© le poursuivre pour violation de 22 brevetscite-ref-nytibmxe-40-0[40]. Ces deux dĂ©cisions placent les deux gĂ©ants sur la voie d'une "collision", selon les analystescite-ref-nytibmxe-40-1[40], qui prĂ©voient une "bataille animĂ©e" car ils partagent des "capacitĂ©s de marketing trĂšs efficaces et agressives"cite-ref-nytibmxe-40-2[40]. L'un d'eux, William Prime, de Stuyvesant Asset Management souligne que les 70% de Xerox sur le marchĂ© des photocopieurs dĂ©pendant de sa maĂźtrise des brevetscite-ref-nytibmxe-40-3[40]. L'entrĂ©e d'IBM sur les photocopieurs fut une rumeur rĂ©currente de annĂ©es 1960cite-ref-nytibmxe-40-4[40], revenue fin 1969 : Xerox dĂ©clare lui-mĂȘme qu'IBM s'intĂ©ressait Ă  ce marchĂ©, oĂč il a refusĂ© de lui cĂ©der des droitscite-ref-nytibmxe-40-5[40]. IBM n'obtiendra que 5% du marchĂ© mondial des photocopieurs en 1975 puis 10 % en 1977 mais revient Ă  5% en 1980 et 3 % en 1985.

Départ des cadres de SDS entre 1970 et 1972

Alors que l'achat de SDS se voulait celui de la "perspicacitĂ© d’excellents hommes d’affaires" et "d'ingĂ©nieurs crĂ©atifs"cite-ref-dessauer-7-4[7], pour permettre aux 145000 actionnaires de Xerox d'en tirer profitcite-ref-dessauer-7-5[7], le groupe subit en fait dĂšs 1970 le dĂ©part des deux dirigeants les plus importants de SDS: le PDG Dan McGurk devient investisseur et lobbyiste, tandis que le fondateur Max Palevsky se lance dans la crĂ©ation du futur gĂ©ant des microprocesseurs Intel. De nombreux autres ex-ingĂ©nieurs de SDS partiront aussi Ă  l’étĂ© 1972, moment de retards de livraison, dus Ă  la nouvelle version du systĂšme d’exploitation XOS et aux consignes du siĂšge pour des Ă©conomies dans la production en sĂ©rie des ordinateurs Sigma et de leurs imprimantes, rĂ©clamant des appels d'offres plutĂŽt que des deals avec les fournisseurscite-ref-ohpaulstrassman-33-3[33], ce qui dĂ©sorganise la rĂ©partition de la production entre les usines de Rochester et de Californie, dĂ©jĂ  sous la pression d'une charge trop rĂ©partie sur la premiĂšrecite-ref-ohpaulstrassman-33-4[33]. Au dĂ©but de la mĂȘme annĂ©e 1972, Xerox avait Ă©tĂ© menacĂ© d'une Ă©ventuelle action antitrust par un petit concurrent, Smith-Corona, qui lui rĂ©clame un demi-milliard de dollarscite-ref-ohpaulstrassman-33-5[33], dans une pĂ©riode d'activisme du ministĂšre de la Justice amĂ©ricain qui le mĂšne jusqu'Ă  exiger en octobre 1972 la scission d'IBM, contraint en janvier 1973 Ă  grosse transaction avec Control Data, mais vise aussi Xeroxcite-ref-ohpaulstrassman-33-6[33], processus qui dĂ©prime l'action Xeroxcite-ref-ohpaulstrassman-33-7[33], finalement contraint en 1973 Ă  un "accord de licence avec tous les nouveaux arrivants"cite-ref-ohpaulstrassman-33-8[33], sans parvenir Ă  empĂȘcher la plainte de Smith-Coronacite-ref-ohpaulstrassman-33-9[33]cite-ref-41[41], XDS devenant alors peu Ă  peu, pour la direction de Xerox une prioritĂ© de "deuxiĂšme, troisiĂšme, quatriĂšme puis mĂȘme cinquiĂšme ordre".

Quelques jours avant l'acquisition de SDS, Peter McColough avait promis des merveilles lors d’une rĂ©union d'analystes financierscite-ref-ieeespectrum-29-2[29], ce qui fut mal ressenti en interne, tout comme le "prix exorbitant" payĂ© par Xerox pour SDS, prĂšs d'un milliard de dollarscite-ref-strassmann2008-10-25[10] car reposant sur des spĂ©culations de gains rapidescite-ref-strassmann2008-10-26[10]. Les cadres de SDS profitent de cette transaction pour prendre des retraites dorĂ©escite-ref-strassmann2008-10-27[10], attendant parfois jusqu'Ă  trois ans que leurs options d’achat d’actions Xerox puissent ĂȘtre exercĂ©escite-ref-strassmann2008-10-28[10], Ă  moins d'avoir Ă©tĂ© nommĂ©s Ă  des postes clĂ©s au siĂšge de Xerox Ă  Stamford sur la cote estcite-ref-strassmann2008-10-29[10], alors qu'ils gardaient leurs maisons en Californiecite-ref-strassmann2008-10-30[10].

Xerox change de stratégie

DÚs 1972, Paul Strassmann acquiert la certitude que la stratégie d'entrée sur les grands systÚmes échoueracite-ref-odyssey-34-2[34] et que XDS aurait mieux fait de se concentrer sur son point fort, un systÚme d'exploitation robuste et trÚs rapide, permettant beaucoup de connexions à longue distance, via des terminaux à télétype en mode temps partagécite-ref-ohpaulstrassmann-30-2[30], son point faible étant d'avoir des "imprimantes série de faible performance", pénalisantes pour "toute application commerciale décente"cite-ref-ohpaulstrassmann-30-3[30].

Il fonde donc en 1972 une division chargĂ©e d’exploiter des centres informatiques d’entreprisecite-ref-42[42] et se lance alors dans une politique de "consolidation" et de rĂ©duction du nombre de machinescite-ref-strassmann2008-10-31[10], dans son recours Ă  des centre de donnĂ©es, qui par exemple, mĂšne Ă  louer deux trĂšs grandes machines 360/65 au lieu de six ordinateurs 360/40cite-ref-strassmann2008-10-32[10], pour une forte "amĂ©lioration" du "rapport prix/performance"cite-ref-strassmann2008-10-33[10].

XDS est revendu en 1974-1975, ayant subi des pertescite-ref-sachakrakowiakxerox-27-2[27] aprÚs le premier choc pétrolier.

Les ordinateurs SDS

‱ L'ordinateur Sigma 7 a Ă©tĂ© commercialisĂ© en France par la CII sous le nom CII 10070. CII amĂ©liora son systĂšme d'exploitation pour en faire Siris 7, dont XDS acheta des droits de commercialisation aux États-Unis.
‱ Le Sigma 2, machine 16 bits, au dĂ©part commercialisĂ© par Compagnie europĂ©enne d'automatisme Ă©lectronique, le sera par la CII sous le nom de CII 10020.

Notes et références

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cite-note-4242. ↑ Biographie de Paul Strassmann [35]

Liens externes

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